Nidže

Nidze

Le Nidže vu du Mariovo.

Avec un point culminant de 2520 mètres, le Nidže (prononcé « nidjé ») est le cinquième plus haut massif de Macédoine. Situé tout au sud du pays, il s’étend sur la frontière grecque. Couvert de forêts et de paturages, le Nidže contraste avec les terres sèches qui l’entourent. Le massif a été un endroit clé lors de la Première Guerre mondiale car il se trouvait sur le Front d’Orient, entre les positions bulgares au nord et alliées au sud. Le Nidže n’est pas le massif le plus célèbre ou le plus fréquenté de Macédoine. On y trouve tout de même des chemins de randonnée balisés ainsi que le plus grand domaine de chasse du pays. Il n’y a aucune possibilité d’hébergement dans le massif en dehors du monastère Saint-Michel à Skočivir (« manastir Sv. Arhangel Mihail »). Il propose six chambres et une cuisine aux visiteurs.

Y aller

Skočivir.

Skočivir.

Le Nidže est très sauvage. Il n’y a aucune ville dans les environs en dehors de Bitola, située à une quarantaine de kilomètres. Le meilleur moyen d’atteindre le massif est de partir de Bitola puis descendre vers la frontière grecque. Peu avant la douane, il faut tourner vers Metidžija puis continuer vers l’est jusqu’au village de Skočivir. Situé à 600 mètres d’altitude et comptant 30 habitants, c’est le village le plus près du massif.

On peut aussi atteindre Skočivir en venant du Mariovo. Il y a en effet une route entre ce village et Staravina.

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Skočivir

Skocivir

L’hôpital français de Skočivir en 1918.

Le village de Skočivir est situé à l’endroit où commencent les gorges de la rivière Crna. Elles continuent ensuite sur 80 km, en traversant tout le Mariovo. Elles sont les plus longues de Macédoine. En empruntant la route Skočivir-Staravina, on peut avoir de beaux panoramas sur ces gorges. Skočivir a accueilli un hôpital français en 1918. Le tout était installé dans des tentes donc il n’y a plus de traces.

Kajmakčalan

Plan du Nidže (cliquer pour agrandir).

Plan du Nidže (cliquer pour agrandir).

Cet itinéraire permet de rejoindre le sommet du massif (32 km l’aller). Il est accessible en voiture, à vélo ou à pied. On peut par exemple faire la première moitié en voiture (tout terrain) puis continuer à pied.

L’itinéraire commence au village de Skočivir. Il faut d’abord traverser la Crna puis prendre la route de Staravina. Au bout de 7 km, avant le village de Petalino, tourner sur une piste à droite. Celle-ci monte directement sur une ligne de crêtes et permet de rejoindre le Kajmakčalan sans avoir un dénivelé trop important.

On passe d’abord le pic Kaleto (1307 m), puis la Golema Karpa (1466), le Kopanki (1516) et le Vlaški Kolibi (1853). Ce dernier est situé à 15 km du début de la piste. A cet endroit, la forêt laisse place à l’alpage. La vue porte loin et offre un panorama splendide sur les vallées en dessous.

Après ce point, la piste longe la frontière grecque et gravit progressivement les derniers mètres jusqu’au sommet. Attention de ne pas s’aventurer en territoire grec, cela s’assimilerait à un passage clandestin, même pour un citoyen européen.

La chapelle au sommet du Kajmakčalan.

La chapelle au sommet du Kajmakčalan.

10 km après le Vlaški Kolibi, on arrive enfin au Kajmakčalan, haut de 2520 mètres. Le sommet est partagé par la Grèce et on peut voir une petite station de ski de l’autre côté. Il est le cinquième sommet macédonien, et le troisième de Grèce. Par beau temps, on peut voir le mont Olympe et le lac Vegoritida.

Le Kajmakčalan est coiffé par une petite chapelle serbe commémorant une bataille de la Première Guerre mondiale qui s’y est tenue en 1916. Les Bulgares tenaient la face nord de la montagne tandis que les Serbes menaient l’assaut depuis le sud. La bataille est une victoire pour les Serbes mais les pertes sont nombreuses dans leur camp (10.000 morts).

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Voir aussi :

Mariovo

Bitola

Parc national du Pelister

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